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CONFERENCE SCIENTIFIQUE DENOMMEE « LE MOIS DE LA RECHERCHE » THEME : « Ressources en Eau du Cameroun : enjeux de la connaissance et de la maîtrise de la ressource, défis et perspectives »

La première conférence scientifique de l’année 2018 organisée par le Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (MINRESI) s’est tenue le mercredi 25 avril 2018 à 13 heures dans la salle de conférences du MINRESI, sise au bâtiment annexe N0 2, en présence de Madame le Secrétaire Général du MINRESI, représentant Madame le MINRESI, Dr. Madeleine TCHUINTE. Cette conférence, supervisée par la Division de la Valorisation et de la Vulgarisation des Résultats de la Recherche (DVVRR), avait pour but de présenter à la communauté nationale, l’importance et l’implication de l’IRGM dans la recherche hydrologique et l’accompagnement du gouvernement du Cameroun dans les divers projets de développement liés à l’eau.
Le conférencier, Dr. Jean Claude NTONGA, Chef du Centre de Recherches Hydrologiques (CRH) à l’IRGM, a entretenu l’assistance, constituée de chercheurs, universitaires, administrateurs et des médias, sur le thème « Ressources en Eau du Cameroun : enjeux de la connaissance et de la maîtrise de la ressource, défis et perspectives ».
Après avoir dressé les enjeux de la connaissance de l’eau pour une meilleure participation au développement, le Dr. NTONGA a relevé le constat selon lequel, malgré sa position géostratégique en Afrique (territoire drainé par trois des cinq plus grands bassins d’Afrique), le Cameroun connait des difficultés liées à la disponibilité, à la mobilisation et au partage des ressources en eau. En effet, selon l’orateur du jour, les réserves en eau territoriale, notamment celles de surface et celles souterraines, sont soumises à une compétition entre les usages à cause de la croissance démographique, de l’essor économique, de la pollution et des effets des changements climatiques.
Dans la suite de ses propos, le conférencier a fait remarquer qu’au regard desdites difficultés, l’IRGM, principal moteur de développement des connaissances scientifiques sur les ressources en eau, intervient d’une part à la production de l’information hydrologique qui facilite et accompagne les prises de décision sur l’usage de l’eau, et d’autre part à la compréhension des problèmes liés à l’eau et à l’élaboration des solutions durables.

A la suite de ses analyses, le Chef du CRH a tout d’abord énuméré deux défis majeurs à relever avant de formuler des perspectives pour une bonne connaissance des ressources en eau du Cameroun. Il s’agit des défis infrastructurelles et normatifs de prise des données.
    Sur le plan infrastructurel, il faudrait tout mettre en œuvre pour disposer d’un réseau hydro-pluvio-piézométrique national respectant les normes de densification des réseaux hydrologiques ;
    Sur le plan normatif, la nécessité de disposer d’une banque nationale de données satisfaisant les besoins de la recherche fondamentale et de la recherche appliquée au développement pourrait être envisagée.
Pour ce qui concerne les perspectives, l’orateur du jour propose :
    Une meilleure connaissance des eaux souterraines avec la création d’un réseau de suivi hydrogéologique du bassin versant de la Sanaga ;
     Un développement  du réseau national d’observations hydrologiques qui pourra bénéficier de l’appui du Gouvernement, de la Banque Mondiale, de l’Organisation Météorologique Mondiale et de l’Agence Française de Développement en vue de la densification du réseau hydro pluviométrique permettant à l’IRGM d’implémenter un Service National de Prévision Hydrologique ;
    Une densification du réseau  piézométrique avec mise en place de 28 stations dans la portion camerounaise du bassin du Lac Tchad dans le cadre du Programme d’Appui à la Gestion des Eaux Souterraines du bassin du Lac Tchad (AGES – Lac Tchad) ;
    Un renforcement de la masse critique des chercheurs exerçant dans le domaine de l’hydrologie.
Au terme de cette présentation du 25 avril 2018 et des débats qui s’en sont suivis, le conférencier a recommandé :
    Que le Cameroun, acteur majeur et déterminant du processus de la Gestion Intégrée de la Ressource en Eau (GIRE) pour la sous-région, prenne en compte les impacts de ses actions sur les grandes unités hydrographiques qui drainent son territoire ;
    Que le Réseau National du Suivi Hydrologique soit densifié, parallèlement à l’accroissement de la masse critique du personnel exerçant dans la recherche hydrologique pour l’atteinte des perspectives suscitées ;
    Que la collaboration avec les Communautés Territoriales Décentralisées ainsi que les autres sectoriels, pour la collecte des données sur la ressource en eau et le partage des informations, soit davantage renforcée.

       

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