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Dynamisation et diversification de la coopération scientifique et technique

Plusieurs accords de siège ont été signés au bénéfice d’organismes de recherche en coopération. Ces partenariats ont contribué à une densification progressive d’un système national de recherche en constance mutation. Il en est ainsi de :
‒    Densification des partenariats entre la recherche, les universités, les administrations et les organismes publics et privés au niveau national. Dans ce registre, il convient de citer notamment:
•    signature de la convention-cadre de coopération MINRESI- MINFOF-MINESUP dans le cadre du Programme Sectoriel Forêt-Environnement (PSFE),
•    signature de l’accord de coopération scientifique et technique avec l’AVRDC-The Vegetable Center pour la valorisation des résultats de recherche et l’appui au développement de la filière maraîchère au Cameroun. 
•    signature d’une convention de partenariat entre le MINRESI et le MINPMEESA pour l’appui à la création de petites et moyennes entreprises sur la base des résultats de la recherche,
•    signature d’une convention cadre de coopération entre le MINRESI et le MINEPIA en vue de la mobilisation et l’utilisation concertées des infrastructures, des ressources humaines et financières nécessaires à la mise en œuvre des programmes de développement dans le domaine de l’élevage, des pêches et des industries animales ;
•    signature de la convention MINRESI-MINEP pour la prévention, le contrôle de l’introduction et la propagation des espèces envahissantes sur le territoire camerounais ;
•    signature de la convention de financement MINRESI-CIRAD pour la mobilisation et l’apport de l’expertise du CIRAD dans le montage, la valorisation de la recherche-développement, notamment les projets finalisés de l’IRAD ;
•    signature de la convention MINRESI-MINT pour la rétrocession à l’ANRP du matériel issu de la coopération technique avec les USA, destiné à la prévention et à la lutte contre le trafic illicite des matières nucléaires spéciales et autres matières radioactives dans le système maritime global ;
•    signature d’un accord de partenariat entre le MINSANTE et l’ANRP pour l’application en milieu hospitalier de la législation et de la réglementation sur la radioprotection ;
•    signature d’un accord de coopération entre le MINRESI et la Fondation Chantal Biya pour le transfert des résultats de la recherche vers les couches les plus défavorisées et,
•    signature d’une convention de partenariat entre le MINRESI et le Fonds de Développement des filières Cacao-café (FODECC), portant sur le projet de sélection et diffusion du matériel végétal amélioré de base en vue de l’amélioration de la Productivité des Vergers Cacaoyers et Caféiers. Ladite convention permet d’allouer à la recherche pour une durée de 5 ans (2008-2012), un montant de 1 400 000 000 (un milliard quatre cent millions) FCFA pour le financement dudit projet. A ce jour le projet a permis la réhabilitation des collections, la création de nouvelles collections et la  mise en place des essais variétaux dans les stations de Foumbot, Santa, en ce qui concerne le café arabica, Koemvone et Barombi-kang pour le cacao et le café robusta. La production et la mise à disposition des organisations de producteurs des semences améliorées de cacao et de café, la réhabilitation des infrastructures de production (bacs pour bouturage, germoirs et pépinières).
‒    Dynamisation de la coopération au niveau régional et international, à travers :
‒     la signature d’un certain nombre d’accord qui ont permis la réalisation de près de 90 projets, microprojets et programmes, pour un montant estimatif de 12.476 862 000 FCFA. De ces projets, cinq sont d’envergure nationale. Il s’agit notamment du projet national de recherche et de vulgarisation agricole (PNRVA) financé par la BAD pour un montant de 5.665 995 659 FCFA, de la première phase du projet PPTE semences qui a démarré en 2005 et dont le financement est de 3 milliards, du projet ARDESAC qui a démarré en 2005 dont le montant du financement est de 910 millions FCFA, le projet REPARAC financé par la coopération française pour un montant de 450 millions FCFA et du projet PARFAR d’un montant de 271 millions FCFA
‒    Le projet SATREPS, « Partenariat scientifique et technique pour la recherche et le développement durable »  mis en place avec l’appui du Gouvernement japonais à travers l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) et l’Agence japonaise des sciences et technologies. Le Japon qui fiance ce projet  à hauteur de 2 milliards de FCFA s’associe au Cameroun pour l’aider à maîtriser les problèmes de gaz carbonique, récurrent sur sa ligne volcanique.

•    Depuis le début du projet en mars 2012, des missions de recherche conjointes sont menées aux lacs Nyos et Monoun en vue de comprendre les mécanismes des éruptions limniques de ces deux lacs, leurs systèmes de rechargement en gaz carbonique, leurs régimes hydrologiques, les interactions entre les eaux et les rochers dans un environnement de saturation en CO2, renforcer le système de monitoring des lacs et déterminer une nouvelle méthode de prévention de la concentration des profondeurs des lacs en CO2.
•    Dans ce cadre, le Ministre de la recherche scientifique et de l’innovation a réceptionné pour le compte de l’IRGM, un  important don d’équipements scientifiques du Gouvernement japonais, évalué à près de 700 millions FCFA. Par ailleurs, 5 scientifiques camerounais bénéficient actuellement d’une formation doctorale dans les universités japonaises.
•    Il convient de signaler que dans sa nouvelle vision en matière de coopération scientifique, le Japon se met désormais aux côtés des pays en voie de développement pour apporter des perspectives de solutions à maints de leurs problèmes relatifs  à l’environnement, l’énergie, la prévention des catastrophes naturelles et le contrôle des maladies réémergentes.
-    Le Projet « Gestion durable des Forêts et savanes camerounaises » (Fosas), né d’une convention de coopération technique signée le 23 mars 2011 entre le Japon le Gouvernement camerounais a pour objectif de proposer pour la zone forestière et celle de contact forêt-savane  du Cameroun, des stratégies pour la durabilité des revenus et la gestion des ressources naturelles (sol, agriculture, forêt), tout en intégrant les enjeux globaux. Ce projet se déroule sur les sites d’Andom près de Bertoua, Gribé près de Yokadouma et Bityili près d’Ebolowa
‒    Réorientation des axes de la coopération entre le MINRESI et le CIRAD vers des thématiques portant sur la recherche, la formation et la mobilité scientifique, l’information scientifique et technique, l’expertise en appui au développement et la valorisation des résultats de recherche.

L’approche de la recherche en partenariat du Cirad sous tend  qu’il ne saurait y avoir de développement durable d’une société sans développement de sa culture scientifique et de sa capacité à produire des connaissances localement. Aussi, le développement de ces dispositifs de recherche et de concertation scientifiques, vise à produire localement des connaissances porteuses d’innovations, favoriser la formation, renforcer la mobilisation de compétences. Grâce à ce dispositif le Cirad offre à ses partenaires la possibilité de bénéficier d’accueil dans l’ensemble de ses laboratoires et équipements, notamment à Montpellier et dans ses structures installées dans l’outre-mer français ;
-    la coopération entre le Cameroun et les Etats Unis d’Amérique. Suite à une  convention signée le 04 novembre 2010 entre les deux Pays, le Gouvernement américain à travers un don d’équipements d’une valeur de 68 millions FCFA contribue au renforcement des capacités opérationnelles de l’ANRP afin de  lui permettre d’assurer la sécurité et la sureté nucléaire sur l’étendue du territoire national, au titre de l’initiative mondiale de réduction de la menace nucléaire.

Cet important don représente la 1ère phase d’une série d’équipements de près de 1,5 milliards FCFA qui seront mis à la disposition du Gouvernement camerounais en appui à ses efforts consentis dans la lutte contre le trafic des matières nucléaires et autres matières radioactives. Grâce à cette convention, le Département d’Etat américain en charge de l’énergie à travers l’Administration nationale pour la Sécurité nucléaire (NNSA) a déjà contribué à la formation de 05 agents de l’Agence national de Radioprotection sur l’usage des appareils de détection et des techniques de récupération des sources orphelines sur le terrain. 02 autres agents de l’ANRP ont participé au séminaire régional organisé au Maroc sur le développement d’une stratégie nationale de sécurisation durable des sources radioactives.L’initiative Megaport mis en place par le Département d’Etat de l’énergie américain ambitionne de scanner plus de 50% du trafic mondial conteneurisé à l’horizon 2015.

Dans le cadre de ce programme le Gouvernement américain construira au port autonome de Douala, une infrastructure idoine de détection et mettra à disposition du Cameroun, des équipements nécessaires pour les inspections secondaires et tertiaires et assurera la formation des agents de l’ANRP à l’utilisation et l’entretien desdits équipements. Le don des Usa est composé respectivement de : 2 compteurs micro-sievert pour la localisation des sources de rayonnement gamma dans l’environnement, 05 chambres d’ionisation RD-20 pour la détection des rayonnements X, gamma et bêta, 05 Radiagem 2000 portatif pour la détection des sources radioactives alpha, bêta et gamma, suivant la sonde utilisée, 05 RadEye, détecteur de grande sensibilité utilisée pour signaler la proximité d’une source radioactive, 02 PackEye FTH 1377 (sac à dos) utilisé pour la recherche des sources radioactives y compris des sources à neutrons sur des zones étendues. Il permet aussi de faire la différence entre les sources naturelles et artificielles, 02 Inspector 1000, utile dans l’identification du radionucléide contenu dans la source radioactive, 02 compteurs portatifs à balayage pour mesurer la contamination des surfaces, 01 canne télescopique pour la recherche et la localisation des sources aux endroits d’accès difficile.

-    La mise en place avec le concours du projet  intitulé « Traité d’Interdiction Complète des Essais Nucléaires » (OTICE), décision de l’Assemblée Générale des Nations Unies et mise en application par la Commission Préparatoire de mise en œuvre du traité basée à Vienne en Autriche d’une station de Radionucléide dans la localité de Ntoumba à Edéa. Le Cameroun fait partie des états signataires de ce traité et a été désigné pour abriter une des stations du Système International de Surveillance (SIS), à savoir la station RN13.
 
La station RN13 de Ntoumba, dont la vocation première est la détection des radioéléments atmosphériques, est complétée par l’installation d’un dispositif d’analyse des gaz rares. Elle a été construite de fin 2006 et totalement équipée pour le système de détection et d’analyse des radioéléments atmosphériques en début 2007. A cette station est associé un Centre National de Données (NDC) à même de recevoir les données de toutes les stations du Système International de Surveillance (SIS) soit environ 382 stations. Ce Centre, localisé à Yaoundé au Laboratoire de Traitement de Minerais (LTM) de l’IRGM, a été partiellement équipé au cours de l’année 2007 et est actuellement en période d’essai de fonctionnement. L’IRGM a été désigné par le Gouvernement du Cameroun comme agent technique devant opérer l’ensemble de ce système.

La station RN13 de Ntoumba fonctionnelle depuis 2007, a reçu sa certification depuis la fin de cette même année (décembre 2007). A partir de cette date, elle  fait partie des stations du Système International de Surveillance (SIS) du programme d’interdiction des essais nucléaires dans le monde. En 2008, elle a été officiellement transférée au Gouvernement Camerounais. Le Cameroun fait partie des états signataires de ce traité et a été désigné pour abriter une des stations du Système International de Surveillance (SIS), à savoir la station RN13
‒    Inscription du volet recherche dans les financements du Contrat de Désendettement/Développement (C2D) à la suite du plaidoyer effectué auprès de l’Agence Française de Développement (AFD).
‒    Obtention des appuis financiers pour le soutien des projets en cours d’exécution, notamment :
•    les fonds PPTE pour la multiplication des semences de pré-base et de base de nombreuses spéculations alimentaires (maïs, pomme de terre, sorgho, banane plantain, le riz, etc.), pour une valeur globale de 3.466.552.000 FCFA.
•    mise en place d’un fonds de pérennisation pour la poursuite des activités du projet PPTE « Maintenance des semences de pré-base et multiplication des semences de base », arrivé son terme en 2010, afin de permettre à certaines stations opérationnelles de l’IRAD, unités de production de semences répartis dans les 5 zones agro-écologiques du Cameroun, de mettre à disposition des populations, les semences à haut rendement et à des prix réduits dans l’optique de la lutte contre la pauvreté. Grâce à ce fonds, des appuis financiers de l’ordre de 188 millions FCFA par an sont octroyés à chacune des structures de production de semences des 13 suivantes : Bambui, Bangangté, Dschang, Ekona, Foumbot, Garoua, Meyomessala, nkolbisson, Ntui, Maroua, Wakoua, Mbalmayo et Bertoua afin de leur permettre d’étendre les champs semenciers et d’assurer une production qualitative et quantitative des spéculations prioritaires que sont, le maïs, le riz, la pomme de terre, le cacao, le café, le manioc et les arbres fruitiers. Ce fonds a aussi permis l’acquisition du matériel roulant agricole notamment une moissonneuse batteuses, des tracteurs, des motos, des camions et des motos-pompes).

•    Les fonds issus de l’Initiative pour l’Allégement de la Dette Multilatérale (IADM) pour les semences améliorées de palmier à huile, d’une valeur de 3. 920 000 000 FCFA,
•    les fonds issus du Contrat Désendettement/Développement (C2D) d’un montant global de 5,4 milliards FCFA dont  3 milliards FCFA pour les projets de recherche finalisés de l’IRAD, 300.000 000 FCFA pour l’économie de la recherche, 100.000 000 FCFA pour la stratégie de la recherche, 500. 000 000 pour l’expertise du CIRAD et 1.255. 000 000 FCFA destinées aux fonds de recherche sur base compétitive pour une approche  de financement de la recherche privée et pour la valorisation des résultats de la recherche. Dans le cadre de ces fonds, les 10 projets finalisés de l’IRAD suivants ont été retenus :
1.    Amélioration de la performance de la filière plantain au Cameroun par l’utilisation des technologies innovantes ;
2.    Contribution de la productivité du manioc et diffusion des semences améliorées ;
3.    Contribution à l’augmentation de la productivité de la pomme de terre par la création et la diffusion de matériel végétal performant ;
4.    Contribution de la recherche à l’augmentation de la production de sorgho et à la sécurité alimentaire au nord Cameroun ;
5.    Contribution à l’amélioration de la production et de la compétitivité du riz au Cameroun ;
6.    Contribution de la recherche à l’amélioration de la production et la consommation des légumineuses alimentaires au Cameroun ;
7.    Productions horticoles et sûreté des aliments : élaboration des systèmes de production intensifs et compétitifs des cultures maraîchères et fruitières ;
8.    Contribution à l’amélioration des performances des systèmes agro-forestiers à base de cacaoyer et de caféier du grand sud Cameroun ;
9.    Amélioration de la productivité des volailles et de la qualité de leurs produits au Cameroun ;
10.    Conception, évaluation et diffusion d’agro-systèmes performants et durables en milieu rural du nord Cameroun.

 

 

 

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