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Histoire de la recherche au Cameroun - L’implantation des instituts de recherches agronomiques

L’implantation des instituts de recherches agronomiques résulte de l’évolution de pratiques et de controverses qui passent du stade initial des jardins d’essais, à celui plus élaboré de stations expérimentales, pour accéder enfin au stade institutionnel final d’instituts de recherche. Pour Mina Kleiche, cette périodisation en trois étapes correspond à « trois moments forts dans l’expérimentation agricole et dans la formation des cadres dans les colonies ; le passage de l’agriculture coloniale à l’agronomie coloniale dans les années 1920 ; l’émergence de l’agronomie tropicale à la veille de la deuxième guerre mondiale ; son plein essor, après 1954 ». Durant les phases « jardins » et « stations », les activités se limitaient à la collecte d’informations plus ou moins élaborées, qui étaient ensuite transférées en métropole pour traitement à des fins scientifiques. Jardins d’essai avant la Première Guerre Mondiale, stations expérimentales durant l’entre-deux guerres, et enfin instituts de recherches agronomiques après la Guerre de 39-45. Telle fut la genèse de l’émergence des premières institutions de recherche au Cameroun comme dans la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest Francophone (ex-AOF).
A l’indépendance, l’Etat camerounais dispose d’une infrastructure de recherche appréciable, et fait montre d’un intérêt particulier pour la recherche scientifique et technique, qui est directement rattachée aux autorités fédérales, mesure qui, à l’époque, témoignait de son importance pour les autorités. Les frais de fonctionnement des instituts étaient pris en charge par les autorités camerounaises, mais les salaires des chercheurs, qui étaient pour la plupart français, étaient assurés par l’ancienne puissance coloniale. Le fait que la recherche soit, pour partie, prise en charge par la France , va permettre à l’Etat camerounais naissant de concentrer dans un premier temps ses moyens à l’enseignement et à la formation supérieurs.

Suivi par l’Institut de Recherche pour les Huiles et Oléagineux (IRHO) à Dibamba en 1948 et l’Institut d’Elevage et de Médecine Vétérinaire des pays Tropicaux (IEMVT) à Wakwa en 1955. Ces trois derniers instituts sont également présents dans la plupart des pays d’Afrique Centrale et de l’Ouest.
Dans les domaines autres que l’agriculture, notamment celui des sciences humaines, on note la création à Douala en mai 1944 de l’Institut Français d’Afrique Noire (IFAN). En 1949, l’Office de la Recherche Scientifique d’Outre Mer (ORSTOM) créé l’Institut de Recherche du Cameroun (IRCAM), qui couvre des disciplines aussi variées que la pédologie, l’entomologie vétérinaire et médicale, la géographie et l’anthropologie.Dans la partie occidentale du pays, sous administration britannique, on relève la création en 1951 de la Station de Barombi-Kang près de Kumba et, en 1954, celle d’Ekona par la Cameroon Development Corporation (CDC).

A l’indépendance, l’Etat camerounais dispose d’une infrastructure de recherche appréciable, et fait montre d’un intérêt particulier pour la recherche scientifique et technique, qui est directement rattachée aux autorités fédérales, mesure qui, à l’époque, témoignait de son importance pour les autorités. Les frais de fonctionnement des instituts étaient pris en charge par les autorités camerounaises, mais les salaires des chercheurs, qui étaient pour la plupart français, étaient assurés par l’ancienne puissance coloniale. Le fait que la recherche soit, pour partie, prise en charge par la France, va permettre à l’Etat camerounais naissant de concentrer dans un premier temps ses moyens à l’enseignement et à la formation supérieurs.

 

 

 

Instituts de recherche

                                        

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