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PARTICIPATION DU MINRESI, Dr Madeleine TCHUINTE A YOKOHAMA-JAPON A LA REUNION DES MINISTRES DE LA SCIENCE ET DE LA TECHNOLOGIE D’AFRIQUE ET DU JAPON

VERS UN PARTENARIAT SCIENTIFIQUE CAMEROUN-JAPON GAGNANT-GAGANT :
PARTICIPATION DU MINRESI, Dr Madeleine TCHUINTE A YOKOHAMA-JAPON A LA REUNION DES MINISTRES DE LA SCIENCE ET DE LA TECHNOLOGIE D’AFRIQUE ET DU JAPON

Dr Madeleine TCHUINTE, Ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (MINRESI) accompagnée du Professeur TAGUEM FAH Gilbert, Conseiller Technique Numéro 2 et Dr HELL Victor Joseph, Directeur Général de l’Institut de Recherches Géologiques et Minières (IRGM), a pris part du 28 au 30 août 2019 dans la ville japonaise de Yokohama, à la Tokyo International Conference on African Development (TICAD). Il s’agissait de la 7ème Edition de cette importante rencontre qui célèbre, évalue et envisage une densification mutuellement bénéfique du partenariat entre le Japon et l’Afrique. Si dans l’ensemble ce partenariat multiforme, aux résultats somme toute élogieux touche tous les domaines, force est de constater que la Science, la technologie et l’innovation y occupent une place centrale. Aussi Madame le MINRESI était-elle conviée à la Réunion des Ministres de la Science et de la Technologie d’Afrique et du Japon organisée par Son Excellence Monsieur Masahito Shibayama, Ministre japonais de l’Education, de la Culture, des Sports, de la Science et Technologie.
Les assises ministérielles de Yokohama avaient pour thème évocateur, le Dialogue sur la science, la Technologie et l’Innovation pour les Objectifs du Développement Durable (ODD). Thématique qui s’inscrit dans la double logique du rôle sans cesse croissant et de plus en plus axial de la recherche scientifique, du développement technologique et de l’innovation dans la transformation qualitative de la vie des populations et en outre dans l’atteinte des Objectifs de Développement Durable inscrits, depuis septembre 2015, dans l’Agenda 2030 des Nations Unies et repris par l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.
Au cours de sa prise de parole ; Madame le MINRESI a transmis les remerciements du Président Paul Biya à Son Excellence Monsieur Masahito Shibayama, Ministre japonais de de l’Education, de la Culture, des Sports, de la Science et Technologie pour avoir convié le Cameroun à ce Forum des ministres. Dr Madeleine TCHUINTE a, par la suite montré que le concept et la philosophie de la rencontre sont en phase avec la stratégie économique et scientifique du gouvernement camerounais qui, depuis toujours, déploie d’inlassables efforts à l’effet d’intégrer la science, la technologie et l’innovation parmi les principaux leviers de son développement en vue de l’atteinte de son émergence à l’horizon 2035. Elle a poursuivi son propos en indiquant que dans la mise en œuvre de cette stratégie économique et scientifique, le Cameroun bénéficie d’un appui  significatif du gouvernement nippon. Ce qui se traduit par un partenariat fructueux qui dans les faits se décline par la mise en œuvre d’un certain nombre de projets entre autres le FOSAS, le COMECA et le SATREPS.
Financé par la partie japonaise, le projet FOSAS s’intéresse à la forêt et au caractère multidimensionnel de ses fonctions. Il travaille pour l’exploitation efficiente et non conflictuelle des ressources naturelles renouvelables. Le FOSAS est un projet transversal qui intègre plusieurs ODD. Son objectif est de développer des stratégies en vue de la durabilité des sources de revenus des populations rurales d’une part et d’autre part respectueuses de l’environnement. Cinquante (50) chercheurs camerounais et japonais y prennent part. Non seulement le projet FOSAS lutte contre la pauvreté et pour l’amélioration durable des conditions de vie des populations, mais il a rendu possible la formation des chercheurs et a facilité leur promotion professionnelle grâce à des publications.
Le projet COMECA est fondé quant à lui sur l’utilisation durable de la faune et des produits forestiers non ligneux sur la base d’une mise en commun des méthodes écologiques éprouvées et des connaissances des populations locales en matière de conservation de la biodiversité. L’université japonaise de Kyoto joue un important rôle dans la mise en œuvre de ce projet. Les savoirs locaux et les pratiques des populations indigènes sont sérieusement pris en compte dans le processus de développement, ce qui se traduit par une conservation et une utilisation efficiente de la biodiversité.
Le projet SATREPS est la manifestation la plus évidente du partenariat scientifique et technique entre le Cameroun et le Japon. Il a rendu possible la sécurisation des lacs Monoun et Nyos qui avaient enregistré respectivement en 1984 et 1986 des émanations de gaz avec des conséquences énormes en pertes en vies humaines.  A travers le projet SATREPS, une équipe de chercheurs japonais et camerounais travaille sur les lacs à risque. Le Cameroun a bénéficié d’une dotation infrastructurelle et d’un renforcement des capacités de ses chercheurs à travers ce projet. Cinq (5) chercheurs camerounais viennent de soutenir leur thèse de Doctorat dans le cadre du projet SATREPS.
Sur la base de ce bilan élogieux du partenariat scientifique Cameroun-Japon et face aux nouveaux défis qui nous interpellent, Dr Madeleine TCHUINTE a lancé un vibrant appel afin que la plateforme de coopération scientifique et technique déjà excellente de par la qualité de ses résultats, s’ouvre sur un certain nombre d’autres axes parmi lesquels la création d’une Cité des Sciences et la mise en place des Unités de Transfert de Technologie sont présentées comme prioritaires.
Madame le MINRESI et ses experts ont aussi pris part à des ateliers et autres rencontres thématiques. Y ont été débattues les problématiques relatives à la science, la technologie et l’innovation ; l’agriculture ; le changement climatique et la réduction des risques de désastres naturels  et enfin l’économie bleue.
En définitive, la participation du MINRESI à la rencontre ministérielle de Yokohama-Japon participe de la volonté du Chef de l’Etat de matérialiser les grandes opportunités par des réalisations concrètes, dans le respect des engagements internationaux du Cameroun ainsi que des exigences stratégiques à l’échelle mondiale pour les Nations Unies et à celle africaine par l’Union Africaine respectivement à travers leur instrument de cadrage et de pilotage que sont l’Agenda 2030 et l’Agenda 2063.      

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