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JIF 2019 Les femmes du MINRESI sensibilisées sur la paix, la sécurité et la dépigmentation de la peau

« femmes-paix-sécurité » et  la dépigmentation de la peau et ses  conséquences. Telles sont les deux thématiques qui ont meublé la première journée consacrée aux activités marquant la 34e édition de la Journée Internationale de la Femme, dans la salle de conférences du Centre National de l’Education le lundi 4 mars 2019.
    Les femmes chercheures du CNE ont ouvert le bal par la conférence sur le thème « femmes-paix-sécurité ». Il s’est agit, de sensibiliser les femmes sur le rôle majeur qui est le leur en termes de construction et de maintien de la paix dans la société. Pour les conférencières en l’occurrence mesdames Motaze, Kwanye Florence et Kamanda Bayié, la femme peut et doit jouer un rôle primordial dans la quête de la paix. Cela commence  dans le noyau familial à travers les valeurs inculquées à leurs enfants entre autres l’amour du prochain, la tolérance, l’honnêteté, la décence, le pardon et le respect d’autrui, avant de s’étendre dans la communauté.
    Au moment où le Cameroun est secoué par des crises dans ses parties Nord, Est et Ouest, les conférencières ont démontré que la femme joue un rôle dualiste dans la construction de la paix. C'est-à-dire qu’elle peut la garantir à travers sa casquette d’éducatrice, de conseillère et de médiatrice au sein de son foyer et de sa communauté. C’est la raison pour laquelle l’armée et les comités de vigilance ont de plus en plus recours à elle pour la déradicalisation des zones de conflits,  le renseignement et la libération des otages.
    Dans certaines cultures africaines en général et camerounaises en particulier, l’on lui accorde une place de choix dans la gestion de certains conflits. A titre d’exemple citons l’utilisation par celle-ci de l’arbre de la paix et du « jujube » pendant les palabres dans la région de l’Ouest du Cameroun. 

Toutes ces qualités sont malheureusement influencées par l’analphabétisme et la pauvreté qui la rendent vulnérable. C’est d’ailleurs cette faiblesse qui est capitalisée par des groupes terroristes qui les utilisent comme bombes humaines, informatrices, chargées des courses et fournisseuses de nouveaux adhérents. 

    Sur un tout autre plan, la dépigmentation de la peau et ses conséquences ont aussi retenu l’attention des dames de la recherche. Co présentés par le docteur Lando Marie, dermatologue, assistée par monsieur Kenmoe Rene, l’exposé avait pour but de sensibiliser, d’informer et d’alerter les femmes sur les dangers de cette pratique.

La dépigmentation de la peau qui se fait depuis la nuit des temps (2000 ans avant JC), évolue de façon exponentielle. Même les hommes ne sont plus épargnés. Cette pratique qui trouve son encrage dans l’utilisation des dermocorticoïdes (médicaments utilisés pour des pathologies tels que l’eczéma), des sels de mercure, de l’hydroquinone (médicalement pour éclaircir les taches), des acides de fruits, du gaz, de l’eau oxygénée, l’eau de javel et la liste est loin d’être exhaustive, est partit du Sénégal avant de s’étendre dans les grandes métropoles du monde.  
    A la recherche effrénée de la beauté parfaite à laquelle vient s’ajouter l’ignorance, les femmes sont prêtes à tout pour être belles. Aujourd’hui, elles procèdent soit par application locale, orale et par injection. Elles sont loin d’imaginer qu’elles se lancent dans un engrenage sans retour qui peut les conduire à des maladies telles que l’eczéma chronique, l’acné à corticoïde, des infections cutanées, des brûlures, le cancer, le diabète, la stigmatisation, le repli sur soi-même et le divorce.   

   

  Justine Nguendi   

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