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Bilan des réalisations phares du septennat 2011-2018

Le MINRESI  visite les instituts de recherche
Madame le ministre de la recherche scientifique et de l’Innovation, Dr madeleine Tchuinté, a entamé les 19, 20 et 21 septembre 2018 des visites de travail dans les  instituts de recherche sous tutelle du MINRESI à l’effet de présenter au grand public les principales réalisations du Système national de la Recherche et de l’Innovation. Le Centre national d’Education (CNE),  l’Institut de recherche Médicale et d’Etudes des Plantes Médicinales (IMPM) lui ont ouvert pour cette première phase, leurs portes.

    Dans les trois instituts visités, le programme s’est articulé autour de trois points essentiels : la visite des installations et des boutiques d’innovation, les mots de bienvenue des différents Directeurs d’instituts et la déclaration à la presse de Mme le Ministre sur les principales réalisations du septennat 2011-2018 qui s’achève.
    La journée du 19 septembre a été consacrée au Centre national d’Education (CNE) et à l’Institut de recherche Médicale et d’Etudes des Plantes Médicinales (IMPM). Tandis que celle du 20 septembre a été centrée sur l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement.
      La patronne du MINRESI a été accueillie au CNE par le chef du Centre, Pr. Stefen Nforteh, sous les sonorités de la chorale du MINRESI, « La Voix de la Recherche ». Lors de sa déclaration à la presse madame le ministre a salué la pertinence des études menées par ce Centre dont la vocation première est de répondre aux besoins de l’amélioration permanente du système éducatif camerounais. Celui-ci se veut un outil stratégique de réflexion prospective, de recherche et de coordination des politiques éducationnelles du pays.
    Avec un effectif renforcé depuis 2015 grâce aux recrutements des chercheurs, le CNE a intensifié ses travaux de recherche sur les faits de société. C’est ainsi qu’il a abordé entre autres des sujets sur l’éducation et l’insertion sociale des enfants de la rue, qui a abouti à un rapport analytique du phénomène, des acteurs impliqués dans sa production et sa gestion dans les familles, ainsi que dans les communautés d’origine desdits enfants.
    Une étude sur le thème : « Réformer la formation technique et professionnelle pour relever les défis de la vision 2035 : évaluer les besoins et explorer les sources de financement » a été aussi menée. Celle-ci a permis de formuler des politiques pour que toutes les multinationales travaillent avec les étudiants des Ecoles des Travaux Publics, afin de permettre le transfert de technologies et d’envisager la création d’un comité de consultation permanent entre les planificateurs du développement et les concepteurs de programmes.
    Dans les domaines de la santé, nutrition et de la performance académique des écoles au Cameroun, des travaux ont été conduits en vue d’inciter les ministères sectoriels et les conseils locaux à veiller au respect des lois et de la réglementation environnementale dans le système scolaire camerounais.
    En outre, le CNE a proposé des stratégies d’insertion des jeunes dans l’agriculture de seconde génération notamment le financement d’ une masse critique de jeunes, la création des espaces officiels d’écoulement des produits, le suivi-évaluation des différents financements et le dialogue permanent entre populations, autorités administratives et forces de l’ordre.

    Le Centre a publié cinq numéros de sa revue internationale des sciences humaines et sociales dont le volume N°1 de la Revue internationale des sciences humaines et sociales sur le regard des spécialistes des sciences humaines et sociales sur les paradigmes variés touchant à la fois aux analyses des politiques éducatives, les dynamiques des populations, la connaissance des villes et des politiques économiques... citons aussi  « L’Afrique subsaharienne à l’épreuve des mutations », volume 2, mai 2008, « Mélanges », volume N°3, novembre 2010, qui traite des questions d’actualité et permet aux chercheurs de donner des avis synthétiques et nuancés sur la famille, les déchets toxiques, la pratique de la sorcellerie, la décentralisation du système éducatif, l’efficience de l’universalisation de l’éducation de base et les innovations paysannes en zone de contact forêt-savane entre autres, « Les interactions urbaines en Afrique subsaharienne », volume N°4, août 2012 », « Education, environnement et développement en Afrique », volume N°5, mai 2013, « Réunification du Cameroun : hier, aujourd’hui et demain », volume N°6, 2015 et « Mélanges en hommage à John Anthony MOPE SIMO », volume N° 7, 2017, traite des problématiques de l’adaptation au changement climatique, l’accès au foncier, la promotion du genre et l’iniquité des termes d’échanges du commerce international.

L’IMPM au service des populations camerounaises et de la sous- région

    La visite à l’IMPM a marqué le deuxième temps fort de cette journée riche et fructueuse. En effet, l’IMPM  compte à son actif plusieurs résultats de recherche et de nombreuses réalisations qui ont permis d’améliorer de façon appréciable, les conditions et le cadre de travail. Des progrès notables ont aussi été réalisés dans le renforcement des ressources humaines. Quatre vingt dix sept chercheurs ont été recrutés au cours du septennat 2011-2018.
    Ces résultats ont permis de mettre à la disposition des populations camerounaises et de la sous-région, des médicaments traditionnels améliorés brevetés et qui ont obtenu des autorisations de mise sur le marché à des prix défiant toute concurrence. Il s’agit de CASMYC et TABERCINE, deux  pommades dermatologiques. Leur production à l’échelle industrielle permettra de créer des emplois auprès des agriculteurs.

    La visite de l’unité de production des réactifs in vitro d’hématologie et de biochimie de l’IMPM était la cerise sur le gâteau. Cette usine fonctionne à travers le transfert de technologie de SFRI, France, un géant mondial dans ce domaine. Celle-ci permettra de mettre à la disposition, à bas prix, des hôpitaux, des centres de santé et des laboratoires d’analyses du Cameroun, des réactifs compatibles avec la plupart des automates d’analyses du Cameroun. Deux réactifs ont déjà été produits. Il s’agit du Diluant LMG Solution isotomique tamponnée pour la dilution d’échantillons sanguins sur compteur automatique de cellules sanguines et LYSE qui est un agent de 3 populations pour compteur automatique de cellules sanguines.

    L’IMPM dispose en son sein d’un plateau technique de haute qualité. Son Laboratoire de
Biologie Humaine rénové offre des prestations techniques diverses. A la faveur des contrats-plan dont l’IMPM a bénéficié, neuf bâtiments ont été réhabilités, deux forages ont été réalisés au Centre de Recherches Médicales à Nkomo et à la Direction à Ngoa-Ekellé.

    Des recherches médicales ont abouti entre autres au développement d’une technique immunologique pour le diagnostic à partir des selles, au développement d’un modèle expérimental pour induire l’obésité et le diabète, dans la lutte contre le paludisme, de la mise au point, grâce à des méthodes utilisant des isotopes d’un moustique génétiquement modifié incapable de transmettre le paludisme, dont la multiplication compétitive aboutira à l’anéantissement de l’anophèle, vecteur de la maladie.

    Dans le domaine de l’alimentation et la nutrition, des kits alimentaires de hautes valeurs nutritionnelles et énergétiques, fortifiés en micronutriments pour des personnes vivant avec le VIH, des femmes enceintes ou de tout autre patient nutritionnellement vulnérable ont été mis au point.

    En ce qui concerne les recherches sur les plantes médicinales et la médecine traditionnelle, on peut citer la mise au point et conditionnement de plusieurs médicaments traditionnels améliorés, à base de plantes médicinales, la création d’un jardin botanique dans la ville de MFOU, la liste est loin d’être exhaustive.

    Le jeudi 21 septembre 2018, c’était au tour de l’IRAD, d’accueillir madame le Ministre.  Dr Madeleine Tchuinté y a fait le tour du propriétaire, tenant à s’enquérir des innovations apportées dans les différents laboratoires et des dernières trouvailles en termes de nouvelles semences. Madame le ministre s’est particulièrement attardée sur le stand présentant la noix d’acajou. Culture pour laquelle le Chef de l’Etat, Son Excellence Paul BIYA, a alloué cette année 2018 à l’IRAD un appui spécial d’un milliard cinq cent millions (1 500 000 000) FCFA, pour la production et la distribution aux populations desdites régions, des plants améliorés de noix d’acajou (anacardier) et d’acacias Sénégal (Gomme arabique).
    La noix d’acajou est une culture de rente dans plusieurs pays, notamment la Cote d’Ivoire où elle représente la deuxième culture importante pour le PIB après le cacao. Elle s’adapte très bien dans la zone septentrionale du Cameroun où la recherche a dévelop¬pé des variétés résistantes aux maladies et de hauts rendements. La distribution desdits plants est en cours depuis juillet dans les régions de l’Est, du Nord, de l’Adamaoua et de Ex¬trême Nord. Environ huit cent mille plants sont déjà distribués gratuitement aux paysans. L’acacias Sénégal est une plante dont la sève, connue sous l’appellation de Gomme arabique, est très utilisée dans les industries pharmaceutiques et brassicoles. La mise en pépi¬nière des plants de ladite spéculation est effective, mais sa durée de germination est assez longue. Les activités se poursuivent, et à terme les plants seront également mis à la disposition des populations des régions septentrionales du Cameroun. La noix d’acajou (anacardier) et l’acacias Sénégal (Gomme arabique) disposent des potentialités à même de permettre d’améliorer les revenus des populations et de booster l’économie des régions concernées, au même titre que le coton et le cacao.

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André BION

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