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Le Ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation au Sénat

 Face aux parlementaires de la Chambre Haute, le mercredi 14 juin 2017 à 11 heures, Dr Madeleine Tchuinté a répondu à la question orale du sénateur Victor E. Mukete sur l’apport de la science dans la résolution des problèmes liés aux changements climatiques.

Des actions significatives sont menées par le MINRESI en vue de la réduction des émissions des gaz à effet de serre, pour créer les conditions d’adaptation aux changements climatiques. Dans cette optique, l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement (IRAD) conduit des recherches pour disposer des informations et outils nécessaires à l’amélioration de la productivité des écosystèmes camerounais face aux changements climatiques. Notamment : d’appréhender l’état des connaissances et les perceptions locales des populations sur les changements climatiques et leurs effets, afin de faire des prévisions plus adaptées à chaque contexte, et plus fiables et donc utilisables pour une judicieuse planification à long terme ; d’appréhender les impacts des changements climatiques sur la performance des principales spéculations, et leur vulnérabilité dans les différentes zones agro-écologiques à travers des observations bioclimatiques ; de disposer des informations quantifiées sur le flux de gaz à effet de serre dans les différents systèmes de production agro-sylvo-pastoraux et dans les formations forestières, à l’effet de participer plus efficacement à la mise en œuvre du mécanisme de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation.

Au rang des stratégies visant à l’adaptation et à l’atténuation des effets des changements climatiques, l’on peut relever entre autres : le développement des variétés de cultures annuelles de durée végétative plus courtes, le développement des variétés tolérantes à la sécheresse telle que le Mouskwari et la mise en place des systèmes de culture favorisant la rétention de l’eau telle que l’incorporation de la matière organique.

Par ailleurs, le MINRESI met en œuvre des projets de coopération technique avec l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA). Il s’agit par exemple du projet RAF dont l’objectif est d’améliorer la capacité et l’autosuffisance pour intégrer l’hydrologie isotopique dans la planification, la gestion et le développement des ressources en eau aux niveaux national et transfrontalier. Dans la même logique, le Comité National de Développement des Technologies (CNDT) a mis en œuvre deux projets relatifs à la gestion des ressources en eau pour la consommation humaine, l’agriculture et l’élevage.

 

André BION

 

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